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Participation
étudiante
Second
tour de scrutin le mercredi 13 avril
Lélection des représentants au Conseil des étudiants
na pas atteint le quorum de 20% de participation requis. Un
second tour a ainsi été décidé. La Commission
électorale a fixé la date de ce second tour le mercredi
13 avril, de 8 à 17 heures.
Cette élection revêtait pourtant une importance capitale.
En effet, elle constituait pour les étudiants universitaires
liégeois la toute première mise en application du
décret participation qui confère dorénavant
aux étudiants un poids non négligeable (20%) dans
la gestion des institutions universitaires, et ce à tous
les niveaux.
Il est à espérer qu'une meilleure diffusion des enjeux
suivie d'une meilleure prise de conscience par les étudiants
de leur importance se traduiront par un taux de participation convenable
le 13 avril prochain.
Plusieurs générations d'étudiants se sont battus
pour cette acquis fondamental constitué par le décret
participation. Nous ne pouvons donc que réitérer notre
appel précédent à une participation la plus
massive possible lors de ce deuxième tour. Honorons ces combats
en nous rendant aux urnes le 13 avril.
Important:
Ne pas oublier les documents et pièces requis.
S.A.E.L.
: La démocratie à outrance!
La
liste S.A.E.L. organisait un débat quelques jours avant le
premier tour de l'élection pour le Conseil des Étudiants
(le vendredi 4 mars entre 12h30 et 14h00, à lamphi
303, Sart-Tilman). Les autres listes candidates sur le site du Sart-Tilman
avaient été invitées par les organisateurs
à participer à la rencontre. Lors de ce débat,
il est apparu très vite, par la bouche des représentants
des autres listes eux-mêmes, que celles-ci ne s'étaient
constituées que "contre la liste SAEL" (texto)
et que, bien qu'elles portaient de noms différents, elles
défendaient plus ou moins les mêmes idées ou,
mieux dit, les mêmes "non-idées", de sorte
que, plutôt que d'être plusieurs listes, elles étaient
en réalité une "coalition contre la liste du
SAEL". Fait admirable: cela n'a pas empêché aux
organisateurs, le SAEL, d'octroyer exactement et de manière
chronométrée, le même temps de parole aux invités
et à eux-mêmes. Aujourd'hui, le SAEL fait un pas supplémentaire
dans sa promotion "à outrance" de la démocratie :
il donne à tout un chacun le droit d'intervenir non seulement
dans le très animé forum de discussion qui
l'avait distingué dès sa création, mais directement
dans la construction même de son site web, à travers
l'invitation suivante: "Des
choses à dire ? Des envies à écrire ?
Allez faire un tour sur le wiki,..."
Fédération
des Étudiants Francophones :
Universités, vers une véritable démocratie
interne
Le
mardi 8 mars auront lieu les élections Fédé
On
y sera appelés à élire notamment le Conseil
des étudiants qui désignera à son tour nos
représentants dans les divers organes de l'Institution (Conseil
d'administration, Conseils de Faculté, d'École ou
d'Institut, Conseils des études et autres Commissions). C'est
dire l'importance de notre participation à cette élection
nous rendant aux urnes le mercredi 8 mars!
SAEL:
Un syndicat étudiant indépendat a vu sa naissance
à l'ULg
Attac-ULg
accueille avec beaucoup de satisfaction la naissance du Syndicat
Autonome des Étudiants Liégois (SAEL) et se réjouit
de découvrir dans son programme aux élections Fédé
un nombre important de revendications proches de celles défendues
par Attac. Nous souhaitons à toute l'équipe pour
qui nous apprenons qu'on peut dorénavant voter en block avec
par seule limite le nombre de postes à pourvoir, dans le
cas présent 26 un grand succès le 8 mars, en
rappelant à tous les étudiants de l'ULg que, au-delà
de leurs options, leur devoir premier est de participer au vote
se rendant aux urnes ce 8 mars
Leur
programme complet en format PDF
Vous
voulez les aider?
Des
affiches en format PDF
Promotion
du débat d'idées
Outre le sérieux avec lequel elle aborde les
élections Fédé, l'une des caractéristiques
principales de la liste S.A.E.L. est de défendre avec franchisse
ses points de vue et de promouvoir et de susciter le débat.
Un pari réussi à juger par le très nourri forum
de discussion dans son très bien construit site [ http://www.sael.be/
]. Il est en effet à déplorer que la seule liste à
mettre à la disposition des électeurs un tel outil
d'expression démocratique soit celle présenté
par le S.A.E.L. Maintenant, les membres de la liste franchissent
un pas supplémentaire: non seulement ils organisent un débat
ouvert dans le campus du Sart Tilman (un autre débat organisé
par le S.A.E.L a eu lieu le 1er mars à la Place du XX Août),
mais ils invitent toutes les listes présentes sur le site
du Sart Tilman à y participer. La réunion s'annonce
donc très intéressante et devient ainsi un rendez-vous
à ne pas manquer. Vendredi 4 mars, entre 12h30 et 14h,
à l'Amphi 303 (grands amphis) au Sart-Tilman.
7/10/2004:
Attac-ULg lance un appel aux membres de la communauté universitaire
liégeoise en vue de l'adhésion de l'ULg à la
"Magna
Charta
des Universités"
Cliquez ici pour obtenir le
texte complet de l'Appel
De
la liste des universités adhérentes consultable à
l'adresse
http://www.magna-charta.org/magna_universities.html
il
apparaît en effet que l'Université de Liège
est la seule grande université belge à ne pas encore
avoir signé ce document, signalent les auteurs de l'Appel.
Au
Japon le processus de marchandisation des universités avance
"à visage découvert"
Conférence
à l'ULg:
Réflexions sur l'université: «La restructuration
de l'Université, son programme et ses conséquences»
Le département de philosophie invite
Professeur
Gilles Gagné,
Directeur du département de sociologie delUniversité
Laval, fondateur de la revue
«Société» et coauteur du livre
«Main
basse sur léducation» (Éd. Nota
Bene, Québec, 1999).
à une conférence-débat sur le thème
:
LA RESTRUCTURATION DE LUNIVERSITÉ
: SON PROGRAMME ET SES CONSÉQUENCES
Le
jeudi 23 septembre à 20 h.
Salle Lumière (Place du XX Août, bât. A 1,
2e étage, ULg)
«La réflexion sur le rôle et la nature même
de lUniversité a pris récemment un tournant,
beaucoup plus centralisé et beaucoup mieux organisé,
allant dans le sens de sa nécessaire restructuration. Sous
les slogans habituels du consensus bon-enfant : Évolution,
adaptation et modernisation , se déploie un ensemble
dopérations qui visent linstitution à
la racine, et le savoir avec elle.»
L'ULg
expulse la pouponnière zapatiste
Sans
dialogue, les occupants de l'ancien Institut d'hygiène ont
été expulsés sur requête de l'Université.
Ils voulaient créer un centre social.
La
colère du professeur Halleux (video)
«Je regrette profondément l'expulsion, l'Université
est un lieu de dialogue et d'intelligence et non de répression
policière.»
Textes, articles,
photos
Une
grande école de gestion à Liège
«Le
directeur général présente des titres et qualités
requis pour être membre du corps académique de l'Université
et fait preuve de compétences managériales.»
Du projet de Convention HEC-ULg prévoyant la création
au sein de l'Université de Liège d'une grande Ecole
de gestion.
(C'est nous qui soulignons).
Débat à l'ULg: «L'université
face aux incursions du monde économique»
Un enjeu essentiel à l'heure où l'institution
universitaire risque de voir sa nature radicalement modifiée
Mardi
27, 19h15, Salle Wittert,
Université de Liège: Table ronde organisée
par l'Aped (Appel pour une Ecole Démocratique) et Attac-ULg:
L'Université et le
marché : les implications de la déclaration de Bologne
- EN CONTREPOINT DE «THE
EUROPE OF KNOWLEDGE
2020» - LIÈGE
25-28 AVRIL 2004 (français
interdit).
Avec
Nico Hirtt (Aped), François Houtart (Cetri), Jérôme
Leboutte (représentant étudiant ULg), François
Pichault (Comité pilotage fusion HEC-EAA) et François
Schreuer (représentant étudiant au CA de l'UCL).
L'Université en tant qu'institution historique est en train
de subir, au niveau mondial, une profonde mutation. Dans quelle
mesure sa nature, sa mission, son inscription sociale vont-elles
en être transformées? Allons-nous vers des universités
à deux vitesses?
Le
processus de changement qui donne au marché une place toujours
plus importante est amorcé depuis plusieurs décennies
en même temps que les pouvoirs publics réduisaient
leurs subventions. Bien des enseignants, en tout cas, à côté
de leurs missions traditionnelles de transmission et de recherche,
ont dû, pour pouvoir les poursuivre, jouer aussi aux entrepreneurs
et vendre des services, voire accepter des subventions privées.
Certains sont d'ailleurs devenus des entrepreneurs à part
entière en créant leur entreprise à partir
de leur service universitaire, rendant ainsi prophétiques
les mises en garde émises il y a plus de trente ans par le
philosophe Jürgen Habermas (Connaissance et Intérêt,
1968; La technique et la science comme idéologie,
1968).
Parallèlement, le monde patronal s'est montré de plus
en plus ouvertement intéressé par l'avenir de l'enseignement
supérieur. Ainsi, l'European Round Table of Industrialists
(ERT) publia plusieurs rapports à travers lesquels elle exprime
ouvertement que «la responsabilité de la formation
doit en définitive être assumée par l'industrie.»
(ERT - European Round Table of Industrialists, rapport: Éducation
et Compétence en Europe, janvier 1989; rapport: Une éducation
européenne - Vers une société qui apprend,
février 1995; Investir dans la connaissance, l'intégration
de la technologie dans l'éducation européenne, Bruxelles,
février 1997).
Cette
main-mise du monde économique et des affaires sur l'enseignement
supérieur est arrivé à des niveaux tels que
l'UNESCO a tiré la sonnette d'alarme: UNESCO: Le rempart
des libertés académiques tiendra-t-il face aux incursions
des entreprises?
(http://www.unesco.org/courier/2001_11/fr/doss11.htm).
Et déjà en 1988, les recteurs des plus prestigieuses
universités européennes avaient tenté de faire
face à cette menace en émettant une déclaration,
la Magna Charta Universitatum, qui constitue l'effort le
plus élaboré d'adéquation de l'université
aux exigences du monde contemporain, sans renoncer pour autant aux
principes fondamentaux constitutifs de la nature même de l'institution
universitaire: «L'université, au coeur de sociétés
diversement organisées du fait des conditions géographiques
et du poids de l'histoire, est une institution autonome qui, de
façon critique, produit et transmet la culture à travers
la recherche et l'enseignement. Pour s'ouvrir aux nécessités
du monde contemporain, elle doit être indépendante
de tout pouvoir politique, économique et idéologique.»,
proclament-ils.
Malgré
la ratification de cette déclaration par 388 recteurs des
plus prestigieuses universités du monde, cet effort se avérera
pourtant dérisoire devant l'agressivité du monde patronal
et la connivence de franges de plus en plus importants du monde
académique lui-même. Ainsi, à la question de
savoir si c'est bien l'European Round Table of Industrialists
(ERT) qui trace la voie, le recteur de l'UCL répondait sur
les ondes d'une radio universitaire en février 1998: «Oui,
je l'espère! Cette Table Ronde Européenne, qui a écrit
deux rapports tout à fait remarquables (...) montre l'utilisation
qu'on peut faire des moyens modernes pour mieux apprendre. Ces (...)
documents vraiment remarquables font pour le moment le tour des
universités européennes et étrangères.
Ils tracent des voies étonnantes telles que l'importance
d'une chaîne éducative qui va aujourd'hui de la crèche
à la tombe. Ils tracent également ce que doit être
l'éducation et ce qu'on attend d'une formation, qu'elle soit
dans une haute école ou à l'université. Ces
traces rejoignent complètement celles données par
le Conseil des recteurs européens ou d'autres instances.»
Dans ce contexte, la déclaration de Bologne signée
le 19 juin 1999 par des ministres de l'éducation d'un certain
nombre d'États Européens, en dehors de tout cadre
institutionnel, représente une première ouverture
officielle et internationale, en Europe, vers ce processus de marchandisation
de l'enseignement supérieur.
Mais
il y a pire. Les instances patronales ne se contentent plus de tracer
les lignes pour l'enseignement supérieur. Elles se lancent
maintenant à l'assaut des C.A. des universités et
des Conseils Facultaires en demandant des quotas de pouvoir pouvant
dépasser un tiers des pouvoirs de décision.
La
question posée par l'UNESCO prend dans ce contexte toute
son importance:
Le
rempart des libertés académiques tiendra-t-il face
aux incursions des entreprises?
Rien n'est moins sûr compte tenu de tout ce qui précède.
Et pourtant, il n'existe pas d'autre voie, si l'on veut préserver
la nature de l'institution universitaire, dans les termes définis
dans la Magna Charta des Universités (http://csia.unica.it/csia/Doc/mcu_fr.htm),
que de rendre académiques, scientifiques et étudiants
conscients de la menace actuelle afin que, recouvrant leur place
au sein de l'institution universitaire, ils redeviennent les garants
de l'autonomie de l'université face à la convoitise
et à l'agressivité du monde économique.
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-ULg:
Interface Entreprises-Université: Brèves
-Livre:
Jean-François Bachelet (ULg): Luniversité
impossible, Editions Labor/Editions Espace de libertés,
collection "Liberté
j'écris ton nom"
-Sommet
de Lisbonne:
L'Europe soumise à Tony Blair par Jacques Cheminade
-La
dérive instrumentale
-L'administration
Bush restreint la liberté des revues scientifiques
-UNESCO:
Le rempart des libertés académiques tiendra-t-il
face aux incursions des entreprises?
-UNESCO:
Novartis sème la discorde
-La
controverse scientifique sur la contamination du maïs mexicain
-UNESCO:
A plusieurs reprises, les laboratoires ont influencé, à
leur avantage, la publication des résultats dessais
pharmaceutiques
-UNESCO:
Des barbelés sur le terrain de la recherche
-Près de
30.000 chercheurs au premier ministre français: «La
recherche publique est sinistrée, organisons-nous pour
la sauver»
-La
Constance du Jardinier de John Le Carré, ou quand la
fiction essaie de rattraper la réalité
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