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«Les hommes passent la moitié de leur vie à se forger des chaînes et l’autre à se plaindre de les porter»  Mirabeau

Françalgérie : crimes et mensonges d'États
Histoire secrète, de la guerre d'indépendance à la «troisième guerre» d'Algérie
Louis Aggoun et Jean-Baptiste Rivoire
Editions La Découverte - 2004

«La DST française (...) avait excellé dans la création de "faux maquis" destinés à terroriser la population lors de la guerre d'indépendance.»

(Prologue - extrait)
http://www.algeria-watch.de/fr/article/mil/francalgerie/prologue.htm

Outre les massacres (méthode employée également par le FLN, comme lors du massacre dit « de Mellouza » - il s'agissait en fait du douar voisin de Béni-Ilmane -, lors duquel les trois cent un habitants masculins du village furent assassinés, le 29 mai 1957, pour cause de collaboration supposée avec l'ennemi [21] ), l'armée française a fait de la torture systématique une arme de terreur. Prétendument justifiée par la « recherche de renseignements », sa pratique a été portée à une échelle jusque-là inédite, notamment lors de la « bataille d'Alger », début 1957 - ce que reconnaîtra en 2002 l'un des principaux responsables de cette politique, le général Paul Aussaresses [22] . Mais les Français ont aussi expérimenté en Algérie d'autres méthodes très efficaces de guerre contre-insurrectionnelle, comme la création de faux maquis destinés à discréditer l'adversaire. Exemple : la « Force K ».

En octobre 1956, Maurice Lassabe, un ancien commissaire de police sous Vichy promu divisionnaire en Algérie, recrute Djillali Belhadj, alias « Kobus », un militant indépendantiste alors emprisonné. Objectif du policier français, qui se fait appeler M. Aideux (E2, un service qui, comme en métropole, s'occupe des manipulations), racontent Roger Faligot et Pascal Krop : « Convaincre Kobus de travailler pour les Français en organisant dans la région de Duperré un contre-maquis contrôlé par la DST. Officiellement, cette "Force K" sera antifrançaise, mais, en sous-main, alimentée par les Français, elle combattra le FLN [23] . » Composée d'anciens nationalistes « retournés » ou recrutés de force, de criminels en fuite ou de voyous déguisés en combattants du FLN, la « Force K » est secrètement commandée par les capitaines Conille et Hentic, deux agents des services spéciaux français. Pour discréditer le FLN, elle fait courir la rumeur que ce dernier est inféodé aux communistes et que ses membres sont donc des « anti-Dieu » - cette surenchère intégriste, on le verra, sera répétée presque à l'identique dans les années 1994-1997 par les GIA de la Sécurité militaire, pour décrédibiliser les maquis de l'Armée islamique du salut (AIS).

Une autre technique de guerre psychologique, redoutablement efficace, a été mise en ouvre par les Français : faire croire à l'ennemi qu'il était totalement infiltré afin de l'inciter à organiser des purges injustifiées.

 


 

Déclatation de la Ligue Belge des Droits de l'Homme
Méthodes particulières d’enquête : un projet de loi dangereux pour les droits fondamentaux


Le patronat et la droite s'attaquent au droit de grève
Le déni de grève : une dangereuse rupture entre médias, élites et démocratie
(Mateo Alaluf, sociologue à l'ULB; Jean Faniel, politicologue à l'ULB; Corinne Gobin, politicologue à l'ULB; Marcelle Stroobants, sociologue à l'ULB)

FGTB: La Belgique, un pays assiégé?

FGTB: Pas de démocratie sans droit de grève!

La Fondation Hayek s'attaque au droit de grève

«Ma préférence personnelle s'incline vers une dictature libérale et non vers un gouvernement démocratique dans lequel tout libéralisme serait absent.»
Friedrich Von Hayek, «El Mercurio» de Santiago, 12/04/1981

Les disciples de Friedrich von Hayek lancent une pétition s'attaquant à un aspect essentiel du droit de grève.
De qui sont-ils les héritiers intellectuels et politiques?
Friedrich Von Hayek, opposant virulent de la théorie keynesienne» avait été le maître direct, à l’Université de Chicago où il enseigna jusqu'en 1962, de plusieurs de ces économistes et ingénieurs commerciaux de l’Universté Catholique de Santiago venus y faire leurs doctorats grâce à cette convention de coopération signée par les deux universités en 1956. Friedrich Von Hayek non seulement a eu une très grand influence, avec Milton Friedman, dans la formation des «Chicago Boys» chiliens, mais est signalé par plusieurs politologues chiliens comme l’un des inspirateurs théoriques, avec son concept d’État minimal, de l’idée de «démocratie protégée» cristallisée dans la Constitution pinochettiste de 1980.
Le programme «politique» de Von Hayek est exposé dans son ouvrage Constitution de la liberté (1960) : déréglementer, privatiser, diminuer les programmes contre le chômage, supprimer les subventions au logement et les contrôles des loyers, réduire les dépenses de la sécurité sociale, et enfin limiter le pouvoir syndical. L’État n’a pas le droit d’assurer la redistribution, surtout en fonction d’un quelconque critère de «justice sociale». Son rôle est réduit à la fourniture d’un cadre juridique garantissant les règles élémentaires de l’échange. En 1976, il va jusqu’à proposer la dénationalisation de la monnaie, c’est-à-dire de privatiser les banques centrales nationales pour soumettre la création monétaire aux mécanismes du marché.
Friedrich Von Hayek avait été le fondateur et premier président en 1947 de la «Société du Mont Pèlerin», précurseur des "Think Tanks" anglo-saxons, au sein duquel seraient définies les politiques de dérégulation financière et de libre échange qui deviendraient si influentes plus tard. L'une des rencontres interaméricaines de la Sociéte du Mont Pèlerin, avec la présence de von Hayek, a eu lieu, durant la dictature de Pinochet, à Viña del Mar, Chili, en 1981. Rien que les noms de ses présidents, depuis sa création, disent beaucoup sur les liens tissés autour de cette société qui a compté parmi ses membres des personnalités tels que Milton Friedman et Margaret Thatcher, deux grands amis des «Chicago Boys».
Durant sa visite au Chili, von Hayek avait déclaré à "El Mercurio", un journal chilien proche de la dictature : «Je pense, d'après ce que j'ai pu observer, que parler d'un miracle économique chilien n'est pas une exagération. Le progrès de ces années a été énorme. (...) Il faut arrêter entièrement l'inflation et éviter tout type de contrôle des prix ou de privilèges syndicaux».
Et d'ajouter, réitérant en les nuançant les termes d'une déclaration faite quatre jours auparavant au même journal : «Je préférerais sacrifier temporairement, je répète, temporairement, la démocratie plutôt que de devoir manquer de la liberté (économique)», pour s'attaquer après aux attributions des chambres des représentants : «À l'heure actuelle, l'autorité législative est devenue toute-puissante. Nous n'avons plus de séparation des pouvoirs, parce que le Parlement n'a pas seulement d'attributions législatives, mais a de plus la faculté d'administrer et dans ce processus il dispose d'un grand pouvoir discrétionnaire.»

Lire : J. Palma: Constitution Européenne : vers un régime post-démocratique en Europe ?
Lire aussi : Dorval Brunelle, professeur à l'UQAM : Hayek et Pinochet: Ultra-libéralisme et terreur politique.





7/10/2004: Attac-ULg lance un appel aux membres de la communauté universitaire liégeoise en vue de l'adhésion de l'ULg à la "Manga Charta Universitatum"
Cliquez ici pour obtenir le texte complet de l'Appel
De la liste des universités adhérentes consultable à l'adresse
http://www.magna-charta.org/magna_universities.html
il apparaît que l'Université de Liège est la seule grande université belge à ne pas encore avoir signé ce document, signalent les auteurs de l'Appel.

Résister au virage entrepreneurial en éducation

À ne pas perdre de vue: Principes fondamentaux en matière universitaire : la Magna charta des universités